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Présentation

Études littéraires a été fondée en 1968 par une équipe de professeurs du Département des Littératures de l’Université Laval pour diffuser la recherche effectuée au sein de ce département et pour lui permettre d’entrer en dialogue avec des collègues d’ailleurs. Comme le Département des Littératures réunit de nombreux secteurs allant des études classiques aux littératures québécoises et canadiennes en passant par les littératures française, anglaise, allemande, hispanique, le théâtre et le cinéma, il va de soi que la revue a couvert dès le départ le champ de la littérature générale et s’est voulue ouverte à l’interdisciplinarité.

Pour contrecarrer l’éparpillement qui guette une entreprise aussi généreusement définie et permettre la rencontre de spécialistes intéressés à un domaine de recherche pointu, Études littéraires a été conçue dès le départ comme une revue thématique par le contenu des numéros et moderne en ce qui concerne les approches privilégiées. Cette politique a toujours favorisé la publication de numéros originaux, reflétant les préoccupations d’un noyau de chercheurs et accueillant les contributions d’universitaires confirmés mais aussi de jeunes professeurs ou chercheurs étudiants. On notera la teneur très variée des 41 volumes publiés jusqu’à ce jour, où se relaient des numéros centrés autour d’un thème, d’une problématique ou d’un auteur.

Un bref regard sur l’évolution des questions traitées au cours des deux dernières décennies permet de distinguer l’articulation progressive de problématiques toujours plus théoriques et techniques. Les thèmes tels « la France et le Monde hispanique » (1969) ou « érature négro-africaine » (1974) ont bien vite été remplacés par des problématiques telles « la Théorie littéraire dans le monde hispanique » (1975) ou « l’Institution littéraire en Afrique subsaharienne francophone » (1991). C’est dire que la revue a évolué en direction du resserrement des numéros autour des problématiques à enjeux théoriques et critiques toujours mieux définis. Ainsi, même les numéros consacrés à un genre littéraire ou à un auteur s’articulent maintenant autour d’une question précise (« La pragmatique. Discours et action », 1992, ou « Colette. Le luxe et l’écriture », 1993).

En 1990, il a été entendu de soumettre tous les dossiers à un débat élargi en publiant d’avance sous la rubrique « Prochains numéros » les problématiques proposées à la communauté des chercheurs en littérature. Cet appel public a largement été entendu puisque des articles nous parviennent des nombreux pays où nous sommes diffusés.

En 1992, fort d’une équipe renouvelée et comptant de jeunes professeurs, la revue s’est dotée d’un comité consultatif, composé de chercheurs reconnus internationalement et recrutés en France, en Suisse, aux états-Unis et au Québec, qui donne son avis sur les dossiers à venir, et s’est repositionnée au plan national et international en revoyant sa structure d’édition afin d’offrir un lieu de publication un peu plus large et un espace de confrontation collégiale. Nous avons gardé la section « Dossier », qui constitue le coeur de la revue, mais nous y avons adjoint la section « Analyses », où sont publiés les meilleurs articles soumis lors de trois concours annuels (janvier, mai, octobre), et la section « Débats » où les avancées théoriques et des études originales récemment parues en volume sont l’enjeu d’une discussion entre l’auteur du livre et un spécialiste du domaine concerné. Cette formule inédite connaît un grand succès auprès de la communauté universitaire. Des auteurs aussi prestigieux que Jean-François Lyotard, Paul Zumthor, Jacques Dubois, Henri Mitterand et d’autres se sont pliés, avec un plaisir et enthousiasme, à cet exercice.