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Jeanne Lapointe

Jeanne Lapointe

Études littéraires, vol. 49,1 / 2020
sous la direction de Marie-Andrée Beaudet et Mylène Bédard

Première femme professeure de littérature de la Faculté des lettres de l’Université Laval, Jeanne Lapointe (1915-2006) a joué un rôle majeur dans la modernisation des perspectives critiques en enseignement et en recherche universitaires au Québec. Elle demeure pourtant trop peu connue et cette nouvelle parution d’Études littéraires vise à mettre en lumière, à travers l’œuvre d’une intellectuelle et pionnière hors du commun, son riche apport au domaine des études littéraires.

Les articles composant ce dossier analysent les écrits de Jeanne Lapointe et nous montrent une œuvre prenant position avec audace, sens critique et liberté pour ébranler les dogmes. Ils dévoilent d’abord l’apport de Jeanne Lapointe à l’institution universitaire, où elle a renouvelé les modalités et les critères de la critique littéraire et développé une conception de la poésie où l’esthétisme et la vérité devaient primer sur les sentiments religieux et patriotiques. Quelques études témoignent ensuite de l’important travail d’accompagnement critique et de mentorat que Jeanne Lapointe a effectué auprès de plusieurs écrivaines québécoises – dont Anne Hébert, Marie-Claire Blais, Louky Bersianik et Gabrielle Roy –, et, enfin, de sa contribution à l’institutionnalisation du savoir féministe.

À travers ce dossier d’Études littéraires – qui paraît au moment même où les textes phares de Jeanne Lapointe sont enfin accessibles (Jeanne Lapointe, Rebelle et volontaire. Anthologie, 1937-1995, Leméac, 2019) –, le public découvrira une professeure et critique œuvrant sans relâche à rendre moins autoritaires et dogmatiques le milieu universitaire et le domaine littéraire. Jeanne Lapointe incarne, en n’en pas douter, un modèle de rigueur et d’audace pour le présent et trouve, ici, la place qui lui revient dans l’histoire littéraire, intellectuelle et institutionnelle d’une époque pas si lointaine où les femmes au Québec avaient un accès très limité à l’espace public.

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