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Géographies transnationales du texte africain et caribéen

Géographies transnationales du texte africain et caribéen

vol. 46,1 (Hiver 2015)
sous la direction de Mbaye Diouf et Antje Ziethen (Université McGill et University of Kansas)

Si l’on a amplement disserté sur le transnationalisme en sciences sociales, la question de la migration, et plus particulièrement des échanges, relations et pratiques transfrontalières et diasporales qui en découlent, demeure, en recherche littéraire, tout aussi neuve que riche en perspectives d’analyse. Comment la littérature exprime-t-elle la transcendance du cadre national comme principal point de repère identitaire et socioculturel ? Se donnant pour aire d’analyse la littérature africaine et caribéenne, ce dossier d’Études littéraires nous montre la représentation littéraire du transnationalisme comme un champ foisonnant, aux procédés narratifs et énonciatifs diversifiés.

Les articles composant ce dossier s’intéressent, notamment, au rôle des langues africaines au sein d’une « littérature-monde » francophone, à l’apport discursif, esthétique et épistémologique des écrivains dits de la « migritude », à l’existence d’une histoire caribéenne qui déborde l’espace insulaire, à la fonction performative et exorciste d’une littérature transnationale qui peut rebâtir et inventer une nouvelle géographie solidaire et multipolaire, de même qu’aux possibles d’un monde métissé.

Les analyses examinent une belle variété de romans, allant de Rose déluge du Togolais Edem Awumey à L’Étoile noire de la Martiniquaise Michelle Maillet, en passant par La Fabrique de cérémonies du Togolais Kossi Efoui, Le Terroriste noir du Guinéen Tierno Monénembo, La Saison de l’ombre de la Camerounaise Léonora Miano et La Dot de Sarah et Le Livre d’Emma de l’Haïtienne Marie-Célie Agnant. Le lecteur trouvera en fin de dossier les entretiens de Mbaye Diouf avec Ken Bugul et Edem Awumey.

Transportant le lecteur dans une grande diversité d’univers, cette nouvelle livraison d’Études littéraires nous fait voir le transnationalisme comme un puissant moteur de création littéraire.