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L’américanité des poètes français: le cas des Montévidéens

L’américanité des poètes français: le cas des Montévidéens

Études littéraires, vol. 47,2 – Été 2016 sous la direction de Nelson Charest Petite capitale de l’Uruguay qui a accueilli de nombreux migrants français au XIXe siècle, Montevideo a vu naître, en quelques dizaines d’années, Isidore Ducasse (1846-1870), alias le comte de Lautréamont, Jules Laforgue (1860-1887) et Jules Supervielle (1884-1960). Dans l’ensemble, ces trois poètes ont peu connu leur ville d’origine, émigrant en France dès leur jeune âge. À part Supervielle, ils ne retourneront pas en Amérique à l’âge adulte et ne conserveront pas de lien avec l’Uruguay, Ducasse et Laforgue étant d’ailleurs morts très jeunes (à vingt-quatre et vingt-sept ans). Si Montevideo a donc laissé peu de traces dans leurs œuvres, elle fournit néanmoins un aiguillon fertile à la recherche. En posant d’un côté une américanité large, de l’autre une identité souple, et en disposant de Montevideo comme d’un horizon, d’un point de fuite révélé par la lecture, les articles composant ce dossier dévoilent une géopoétique aussi vaste qu’ambitieuse. Analysant une belle sélection de textes de Lautréamont, Laforgue et...

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